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Interdiction des journées culturelles dans les établissements d’enseignement secondaire : Rodrigue Gotovi dénonce

  (« Si pour la campagne, on a pu respecter les mesures barrières, je pense que pour l’organisation de journées culturelles, on peut en faire de même ») L’interdiction des journées...

 

(« Si pour la campagne, on a pu respecter les mesures barrières, je pense que pour l’organisation de journées culturelles, on peut en faire de même »)

L’interdiction des journées culturelle dans les établissements d’enseignement secondaire fait des mécontents. C’est le cas de Rodrigue Gotovi, ingénieur culturel et promoteur de l’espace culturel Windèkpè à Parakou. « La nouvelle d’interdiction des journées culturelles dans les établissements m’a paru burlesque. », déclare-t-il.

« En effet il y de cela quelques jours seulement, nous avons assisté au déroulement de la campagne électorale. Avec à la clef de grands événements de regroupement de foule certainement dans le strict respect des mesures barrières. Si pour la campagne, on a pu respecter les mesures barrières, je pense que pour l’organisation de journées culturelles, on peut en faire de même. Une telle décision me semble inopportune. Car les responsables d’établissement et les apprenants comprennent bien l’enjeu pour prendre les dispositions idoines pour le respect des mesures barrières. C’est bien dommage pour notre Patrimoine Culturel.

Je n’aurai rien à dire s’ils avaient fait de même pendant la campagne électorale. C’est à dire interdire tout rassemblement.

Est-on obligé d’organiser les journées culturelles de la même manière que les années précédentes ? Non. Le monde se réadapte au Corona, réadaptons-nous que de trouver des solutions toutes faciles. Si le président Talon se bat pour le retour des biens culturels au Bénin, il faut qu’on éduque le jeune béninois à aller visiter les musées. Et les journées culturelles, pendant cette période de Covid peuvent consister à amener les responsables d’établissement à organiser des sorties pour aller visiter des musées tout en respectant les mesures barrières. C’est bien possible. Nos décideurs doivent pouvoir faire preuve capacités d’adaptation pour relever les défis de notre temps. Autrement, ils agiront contre nous-mêmes. Et je ne voudrais pas dire que nous sommes dans le cas.

S’ils pensent réellement que ce sont ces journées culturelles qui constituent le plus grand risque de propagation du Corona virus aujourd’hui au Bénin, c’est bien. S’ils pensent qu’interdire les journées culturelles constitue la solution magique de lutte contre le Corona virus, c’est bien. De toutes les manières, tout cela nous permet d’avoir une idée claire de nos décideurs. »

Rodrigue Gotovi sur des propos recueillis par la rédaction

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