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Enquête : Dans l’univers des travailleuses de sexe dans la ville de Kandi

  Le nouveau coronavirus n’émousse guère l’ardeur des pratiquantes du plus vieux métier du monde. Les travailleuses de sexe, puisque c’est d’elles qu’il s’agit mènent à bien leurs activités...

 

Le nouveau coronavirus n’émousse guère l’ardeur des pratiquantes du plus vieux métier du monde. Les travailleuses de sexe, puisque c’est d’elles qu’il s’agit mènent à bien leurs activités dans la ville de Kandi. C’est ce que nous révèle une petite enquête menée dans certains coins chauds de la ville carrefour du département de l’Alibori.

Il sonnait 23h 50  minutes, la nuit du samedi 24 octobre 2020. Nous sommes ici au carrefour Aëfi au niveau du premier pont sur la bretelle menant vers Banikoara.  De jeunes dames âgées de 20 à 35ans debout au bord de la route. Certaines assises à abords sur le pont. A l’approche des hommes et déjà de loin, les négociations commencent. Chacune d’elles s’affaire à négocier le ‘’client’’. ‹‹ C’est 3000F avec chambre mais comme tu te plains…, je sais qu’il n’y a pas d’argent, si tu peux payer 2000F, ça peut aller 2000F y compris  les frais de l’auberge.››, pouvait-on entendre des conversations entre un bonhomme et sa compagne de circonstance. Juste après leur départ pour l’auberge, nous nous rapprochions d’une d’entre celles qui continuaient les négociations. S. la trentaine vêtue d’une minirobe couvrant à peine ses parties intimes, mèche brésilienne sur la tête, se prête à nos questions. Notre interlocutrice nous informe qu’elle séjourne dans la ville de Kandi depuis environ 6 mois après son passage à Parakou où son activité principale est le plus vieux métier du monde. A l’en croire, le nombre de ses clients varie entre huit et 15 hommes par nuitée sans aucune crainte de la nouvelle maladie au coronavirus. ‹‹Effectivement, on ne porte plus ça (le masque) parce que nous sommes délaissées. Aucune autorité ni bonne volonté de la commune n’a porté d’attention sur nous et nous étions fatiguées de payer chaque jour des bavettes. C’est une occasion pour nous de demander aux autorités départementales et communales de penser à nous et de nous trouver les dispositifs de lavage des mains, détergents et gels hydro alcoolique. ››, déclarait S.

L’autre difficulté à laquelle font face les prostituées est la rareté des clients est cette concurrence que leur livreraient certaines jeunes filles de la ville : ‹‹ C’est difficile, des filles nous privent des clients. Elles se promènent dans les bars et les hommes ne viennent plus vers nous. Nous sommes donc obligées de donner nos numéros aux clients pour les fidéliser ››.

A suivre…

Ikililou ADAMOU

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