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Chronique : le paradoxe de la croissance de la production cotonnière au Bénin

 Clique sur ce lien pour suivre notre reportage sur les dégâts des inondations dans la commune de Kandi, précisément dans la localité de Gogbèdè https://youtu.be/UMBSyY-Nx0I  Le Bénin se trouve...

 Clique sur ce lien pour suivre notre reportage sur les dégâts des inondations dans la commune de Kandi, précisément dans la localité de Gogbèdè https://youtu.be/UMBSyY-Nx0I 

Le Bénin se trouve en pole position au classement des premiers pays producteurs du coton en Afrique. C’est vrai ! C’est une avancée très remarquable à l’actif des dirigeants actuels ! Il faut les en féliciter ! Mais une préoccupation taraude l’esprit du chroniqueur. A qui profite véritablement le bond quantitatif et qualitatif fait par le Bénin dans ce sous-secteur agricole ?

 

A vrai dire, le « vrai paysan » ne profite pas de cette avancée. Bien au contraire ! Il s’appauvrit davantage pour la simple raison que la stratégie d’encadrement des agriculteurs est pratiquement défaillante.

Tenez, le conseil agricole, devrait-il seulement se limiter à pousser le cotonculteur à ne qu’accroitre son rendement ? N’est-il pas aussi nécessaire que l’encadrement impose au paysan une certaine discipline dans la gestion des intrants agricoles en vue d’assurer la rentabilité au profit du producteur ? Certes, l’on dira que des accompagnements et conseils sont donnés dans ce sens aux paysans. Mais quels en sont les effets concrets ?

 

Au Bénin, contrairement à d’autres contrées du monde, le cotonculteur peine à survivre. Il vit mal. Assurer l’éducation des enfants est un casse-tête, se soigner et soigner sa famille relève d’un cauchemar, manger bien n’est pas au rendez-vous sous les cabanes qui abritent les ruraux, se vêtir relève de l’extraordinaire, toujours dans sa tenue champêtre l’agriculteur béninois se sent fier, du moins contraint à cette misère, bref, la belle vie n’est pas pour les paysans sous nos cieux. Les quelques rares ruraux qui ont émergés ont pour la plupart fait fortune dans le ‘’business’’ de la filière à travers le trafic illégal des intrants. Toute chose qui plombe les chances de succès de la grande masse.

 

Tout le paradoxe est donc là ! Les dirigeants doivent se regarder dans la glace. Repenser la stratégie d’encadrement des cotonculteurs pour ne pas seulement enregistrer l’augmentation de la production cotonnière, mais commencer à découvrir des milieux ruraux bien modernes, développés, où il fait bon vivre, où tout enseignant, agent de santé ou autre fonctionnaire public éprouve du plaisir à vivre et servir pour la qualité de l’éducation des paysans, pour la santé et leur plein épanouissement. Le gouvernement aurait ainsi réussi à gagner le pari et prétendre exprimer toute la fierté à être premier pays producteur de l’or blanc en Afrique et même dans le monde.

 

J’ai dit !

Amir Orou Kitikou

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    21 septembre 2020 at 17 h 23 min
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