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Politique : les dessous d’une élection apparemment consensuelle du maire de Kalalé

  La cohésion entre les membres de l’Union Progressiste, voire la survie de leur parti  dans la commune de Kalalé a du plomb dans l’aile. La pomme de discorde...

 

La cohésion entre les membres de l’Union Progressiste, voire la survie de leur parti  dans la commune de Kalalé a du plomb dans l’aile. La pomme de discorde au sein du parti baobab serait liée à l’élection de Tidjani Bani Chabi  au poste de maire de Kalalé puisque des sources proches du conseil communal, installé le vendredi 29 mai dernier par le préfet Djibril Mama Cissé du Borgou, le développement de la commune serait sacrifié au nom de la promotion de la jeunesse et des intérêts égoïstes de certains leaders politiques.

En effet, selon un conseiller communal de l’Union Progressiste qui a témoigné sous anonymat, l’unanimité qui paraît se dégager du tout nouveau locataire de l’hôtel de ville constitue un véritable trompe-l’œil et la fragile union entre les trois ténors, la famille Orou Sé, le docteur Mama Sambo et Pierre Guéné, de l’Union Progressiste de la commune a désormais ses jours comptés.

Cette source avance qu’il n’y a jamais eu de consensus sur la composition de l’exécutif du conseil communal qui a été élu le 29 mai passé. «C’est juste une imposition d’une seule personne des trois camps qui composent le groupe», affirme cette source. Elle témoigne qu’il y a eu une rencontre à Nikki qui devrait aboutir à la désignation du maire, de ses adjoints et des chefs d’arrondissement qui s’est soldée par un échec. Ensuite, une seconde rencontre a eu lieu à Parakou le jeudi 28 mai 2020 qui a également échoué. Car l’un des  camps des trois ténors a voulu faire signer à blanc l’intention de déclaration des candidatures. Ce que les candidats ont refusé et la rencontre fut, une nouvelle fois, infructueuse.

Le dos au mûr, c’est la première vice présidente de l’Assemblée Nationale, Mariam Talata, également membre de l’Union Progressiste qui va se rendre à Kalalé, le jour de l’élection,  pour le dénouement de la situation. Mais, au lieu de la recherche du consensus, selon cette source, les conseillers ont finalement eu droit à un forcing de la première vice présidente sur instruction d’un membre influent de l’Up à Kalalé. Il confie, «Nous étions tous dans la salle lorsque l’équipe de la première vice présidente entre. Après les civilités, elle a demandé à ce qu’un leader, sans qui on aurait jamais gagné à Kalalé centre, quitte la salle. Il s’agit du docteur Mama Sambo. Ce dernier a d’abord hésité avant de partir. Celui-ci m’expliqua plus tard que c’est par respect au titre de madame Talata qu’il a obéit à l’injonction. C’est après son départ qu’on nous a imposé l’actuelle équipe».

Rencontré, Mama Sambo a confirmé certains faits ci-dessus évoqués mais il n’a pas confirmé ou infirmé l’allégation  selon laquelle il aurait voulu s’opposer à la l’honorable Mariam Talata, première vice présidence de l’assemblée  nationale.

Une autre source confie que Kalalé est l’une des communes où le préfet a eu les intentions de candidatures quelques minutes seulement avant le démarrage du vote. Ce qui montre que les tractations ont eu lieu jusqu’à la dernière minute ou plus précisément le forcing s’est effectué à la dernière minute.

Une pilule amère  que les deux des trois camps qui composent l’Up à Kalalé ont du mal à avaler. Ces derniers estiment que le développement est sacrifié à cause d’une lutte pour la promotion de la jeunesse du moment où le maire et ses adjoints n’ont aucune expérience professionnelle et aucune dans la gestion des affaires publiques. Quant à un proche du camp qui a réussi  à imposer son schéma pour le conseil communal, c’est avec sourire qu’ils ripostent, «Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années».

 Kassim MAMA

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