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Dans l’univers politique béninois : Adrien Houngbédji, plus grand acteur politique en déclin en 2019

L’actualité politique de cette année qui s’achève a été essentiellement marquée par les législatives d’avril 2019 avec son lot de contestations. Dans ce tintamarre, il y a eu des...

L’actualité politique de cette année qui s’achève a été essentiellement marquée par les législatives d’avril 2019 avec son lot de contestations. Dans ce tintamarre, il y a eu des personnalités politiques qui se sont révélées et d’autres tombent dans le silence. Parmi les seconds, nous avons certainement en première ligne l’ancien président de l’assemblée nationale, Adrien Houngbédji,  qui semble être poussé vers la porte de sortie de l’arène politique béninoise  à travers les soubresauts de cette année.

L’année 2019 annonce fort probablement la fin d’une belle histoire politique de maître Adrien Houngbédji. Des élections législatives d’avril dernier, le président des Choco-Choco a quitté non seulement le perchoir qui faisait de lui la deuxième personnalité de l’Etat, mais il est surtout descendu de son piédestal. Contrairement à ce que les apparences laissent croire, Houngbédji a tout perdu de l’organisation des élections dernières.

D’abord, sa décision de ne plus dissoudre son parti au sein du Bloc républicain, après son alignement à la rupture, fut fatale à son parti. Incapable de faire participer son parti à cette consultation électorale, il perd son titre de député et de facto la présidence de l’assemblée nationale. Ceci constitue une traversée du désert de laquelle il lui serait difficile de se retrouver, sauf s’il décide de s’installer en 2020 à l’hôtel de ville de Porto-Novo. Une thèse qui n’est peut être pas à écarter, mais elle est peu probable.

Ensuite, ces élections ont été la période où le plus jeune procureur de la république dans l’histoire du Bénin s’est fait le plus humilier. Au moment où ces collègues qui avaient occupé le perchoir à l’instar du président Amoussou, Nago, et Idji ont renoncé d’être candidat, le leader du Prd avait pris l’option inverse. Peine perdue ! On s’en souvient également des mots du président Talon contre lui lors de la rencontre entre le chef de l’Etat et les présidents des partis politiques juste  après le rejet des dossiers de certains partis pour les législatives. 

Enfin, les leaders des Forces Cauris pour Bénin Emergent et des autres partis de l’opposition ont perdu le pouvoir depuis 2016. Par conséquent, ils ne peuvent être classés parmi les plus grands perdants de l’an 2019. Ce qui est totalement le cas avec le président Adrien Houngbédji.

Kassim Mama

 

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