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Lutte contre le mariage forcé et précoce des filles : l’engagement d’un leader religieux

  Désormais associés à l’implacable lutte que mènent des organisations internationale et locale pour sauver les petites filles des gouffres des violences sexuelles basées sur le genre en République...

 

Désormais associés à l’implacable lutte que mènent des organisations internationale et locale pour sauver les petites filles des gouffres des violences sexuelles basées sur le genre en République du Bénin, les Leaders religieux et têtes couronnées ne manquent point d’occasions pour tenir des déclarations. La dernière en date, c’est celle portée par l’imam Abdoulaye SABI KOTE de Banikoara.

L’homme religieux très attaché au Programme Jeune Santé Sexualité et Sécurité s’est une fois encore prononcé sur des questions liées à la santé sexuelle et reproduction des adolescents et jeunes notamment le mariage forcé et précoce des filles. «L’Islam n’a jamais recommandé de marier précocement une fille. L’Islam est contre tout ce qui nuit à l’individu.», le grand homme de Dieu a-t-il martelé pour ainsi fermement lever la voix contre la pratique du mariage forcé et précoce; une pratique qui continue de sévir dans certaines contrées du Pays.

Lesdites déclarations, l’Imâm les a tenues au cœur de du forum francophone régional de partage de bonnes pratiques en droits sexuels et reproduction des adolescents et jeunes qui se déroule au Bénin Royal Hôtel de Cotonou depuis l’entame de cette semaine.

Il convient de noter que bien d’autres déclarations ont faites à la même occasion. Il s’agit entre autres, des questions relatives à l’autorisation ou non du recours aux services d’avortement médicalement sécurisé en République du Bénin.

À ce sujet, l’imam Abdoulaye SABI KOTE n’a pas non plus manqué de donner son avis en tant qu’un guide spirituel.  «Certes, aucune religion ne reconnaît et n’autorise le recours aux services d’avortement. Mais l’Islam autorise ce l’avortement dans une seule condition qu’est lorsque la vie de la mère porteuse est en danger. », l’imam Abdoulaye SABI KOTE de Banikoara a-t-il déclaré et ce, en connaissance de de l’article 17 de la loi n°2003-04 du 03 mars 2003.

Les travaux dudit forum d’où sont tombées ces déclarations prennent fin ce jeudi 07 novembre  2019.

 

William D. AHOUANGBONOU

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