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Succès du processus de révision de la constitution : Talon triomphe sans gloire

  Après deux tentatives infructueuses, le président Patrice Talon a finalement réussi à faire passer la révision constitutionnelle. Le vote favorable a eu lieu au petit matin du vendredi...

 

Après deux tentatives infructueuses, le président Patrice Talon a finalement réussi à faire passer la révision constitutionnelle. Le vote favorable a eu lieu au petit matin du vendredi 1er novembre 2019. Sans une seule voie dissonante, le vote de cette nouvelle constitution s’est passé comme une lettre à la poste. Tous les 83 députés ont donné leur accord à la nouvelle loi fondamentale.

 Le compétiteur né vient ainsi d’enregistrer une nouvelle victoire. Une victoire obtenue, il faut le reconnaitre, sans la compétition. L’actuelle mandature de l’assemblée nationale est qualifiée par l’opposition politique à la rupture de parlement monocolore, soumis aux ordres du chef de l’exécutif. Ceci, en raison de l’appartenance politique des 83 députés qui siègent au Palais des gouverneurs à la suite des législatives du 28 avril 20119. En absence d’un membre de l’opposition, on ne pouvait s’attendre à un avis contraire de la part de l’assemblée nationale. Comment peut-on, ne pas être premier d’une course où  on est le seul à courir ? Talon a tout simplement triomphé sans gloire sur ce coup. « A vaincre sans péril, l’on triomphe sans gloire », dit-on souvent.

Ainsi, la victoire aurait été plus éclatante lorsqu’il y aurait eu un véritable chalenge pour le chef de l’Etat au parlement.  Elle en serait davantage quand il y aurait de l’opposition, bien évidemment, pour s’opposer à ce vote et du public pour assister à la déroute des adversaires du compétiteur né. Face à Hector, fils du roi de Sparte, Agamemnon, dans le célèbre récit de la Guerre de Troie, Achille a refusé  de livrer bataille dans la nuit et sans témoin parce qu’il voulait d’une grande gloire de son duel. Bien qu’il ait l’opportunité de mettre un terme à la vie de son vis-à-vis et ainsi venger son ami, il reporta le duel sous prétexte « qu’on ne combat pas un prince d’une grande trempe avant le lever du jour ». 

C’est ce  qui a fait défaut au parlement le 1er novembre dernier, lors du vote de la nouvelle constitution. Mais passons puisque le chantre du nouveau départ et de la rupture n’est pas dans une optique de conflit de personnes et des victoires individuelles. Il veut révéler le Bénin. Et, c’est ce qui est fait.

Kassim MAMA

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